Marième Ndiaye animatrice télé journaliste culturelle: des idées plein le territoire

Marième Ndiaye anime De par chez nous à... (Annie Audet)
(Québec) «On est allés loin!» s’exclame MarièmeNdiaye lorsqu’on lui demande de nous parler de De par chez nous. La nouvelle émission présentée depuis quelques semaines sur Unis TV a permis à l’animatrice de rencontrer une panoplie de passionnés qui innovent dans leur milieu de vie, loin des grands centres.
L’équipe de tournage a roulé 9000 km pour réaliser cette première saison. «Je crois que je n’ai jamais vu autant de paysages. Je m’étais promenée un peu, j’étais allée en Abitibi et sur la Côte-Nord, mais trois heures après Sept-Îles, c’était une première pour 
moi. On s’est rendus jusqu’à Longue-Pointe-de-Mingan», indique Marième.
La jeune maman (de jumeaux!) avait amené ses enfants lors de son séjour à Carleton, qui s’est avéré magique. «Un gros coup de coeur. Ça donne vraiment le goût de voyager au Québec», note-t-elle.
Si la série permet de sillonner le Québec dans tous les sens, elle permet surtout de rencontrer des gens qui ont osé, innové et choisi les régions. «Je voulais savoir ce qui fait que contre vents et marées, ils soient allés au bout de leurs projets. C’est un grand saut dans le vide. Parfois des changements de carrière.»
 
De par chez nous prend donc la forme d’un grand documentaire humain. On y verra entre autres Claude Lussier, de Grenier boréal, en Minganie. «Dans un endroit sablonneux, presque désertique, il a réussi à faire une diversification de l’agriculture. Huit sortes de courges, cinq sortes de laitue, des tomates, des fraisières…» explique Marième. 
Les propriétaires de la Seigneurie du Triton, une pourvoirie de la Mauricie, ont quant à eux contribuer à organiser une école alternative, où chaque parent vient enseigner une matière, pour éviter que les enfants aient à voyager trois heures chaque jour. «Cette initiative m’a beaucoup touchée. Mes parents ont enseigné pendant 40 ans. Au Sénégal, toute la famille de mon père enseigne», souligne l’animatrice. 
Elle a été marquée par l’histoire de Patrick Dubois, ancien proprio du Monde des bières, à Québec, qui est maintenant conteur à Carleton, et qui vit grâce au troc. Et par le parcours du barbier Francis Jacob. «Il a vécu cinq ans au Japon, a été G.O. et cuisinier et sa boutique est devenue un repère pour les hommes et a révolutionné le paysage capillaire des gars de Rouyn-Noranda», lance Marième.
Le Soleil

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